jeudi 30 juin 2011

Visite en hauteur

Ça fait déjà un bout que je n’ai pas donné de nouvelles.

C’est la faute de mon auberge, vous saurez. Pour 1000 roupies, on a une vue sur les montagnes mais pas Internet. Hé ben!

Voici donc un court résumé des cinq derniers jours.

***

1er jour
Il paraît qu’il faut se reposer pour s’habituer à la rareté de l’oxygène (Leh se trouve à 3500 mètres d’altitude). Ce qui fut fait : j’ai dormi et ne suis ressorti de la chambre que pour aller manger. Repos bienvenu d’autant plus que le départ vers l’aéroport s’était fait à 3h00 du matin et que je n’étais pas encore remis d’une légère intoxication alimentaire.

J’ai tout de même pris le temps d’apprécier la vue sur les montagnes et le palace de Leh que m’offrait la chambre.

Balcon attenant à ma chambre.


2ième  jour
Étant enfin autorisé à bouger, j’ai fait le tour de la ville, somme toute petite. Chaque point de vue est extraordinaire avec les montagnes sablonneuses et les pics enneigés au loin. L’endroit est au moins un million de fois plus chaleureux que Delhi : les gens y sont plus souriants et personne n’essaie de vous vendre sa salade en se présentant comme étant un jeune étudiant l’anglais. Pas de rickshaw en vue non plus, ce qui enlève une nuisance considérable. Finalement, il fait au moins 10 degrés de moins qu’à Delhi, ce qui ramène le thermomètre sous les 30°C.

L’endroit regorge de marchés tibétains où des femmes aux vêtements colorés vendent des bidules très chouettes. Un vendeur m’a aussi expliqué tout le savoir-faire derrière la fabrication d’un VRAI pashmina. L’appétit étant revenu, j’ai aussi pu déguster quelques spécialités locales.
Vue d'ensemble de Leh, avec le monastère en arrière-plan et le palace un peu plus bas.

3ième  jour
Le palace de Leh et le monastère ayant été visités la veille, il ne me restait qu’à entreprendre la longue ascension vers la Shanti Stupa, un temple bouddhiste construit par des moines japonais. Plusieurs pauses sont nécessaires, mais on peut en faire plus qu’il n’en faut pour apprécier le merveilleux panorama offert à toutes les étapes.


Vue de la ville à partir du monastère, à travers les «drapeaux de prière».

4ième  jour
Ayant laissé tombé l’idée d’aller faire une randonnée en montagne de quelques jours avec 20 kg sur les épaules, je me suis rabattu sur le rafting en cette quatrième journée au cœur du Ladakh. L’attente fut interminable (le départ a été reporté deux fois, la mise à l’eau a été retardée par d’autres groupes), mais de pouvoir pagayer tandis que les montagnes défilent, c’était tout simplement sublime.


`Rafting dans un paysage fabuleux.

5ième  jour
J’aurais voulu aller visiter Lamayuru, voir son monastère et son festival, mais à quatre heures de route et n’ayant trouvé personne avec qui partager les 75$ de frais de taxi, j’ai changé de plan pour aller faire du «vélo de montagne». En fait, j’aurais bien dû lire l’annonce : il ne s’agit pas du tout de vélo de montage, mais plutôt de vélo en montagne. Après obtention du permis nécessaire (Leh se trouve dans la région du Cachemire), un chauffeur nous conduit au sommet de Kardhung-La, à 5602 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le retour, 49 km sur un chemin tortueux à flanc de montagne, se fait à vélo. L’effort physique ne compte pas vraiment (on ne fait qu’appuyer sur les freins, surtout pour éviter les voitures qui viennent en sens inverse sur le chemin étroit), mais les paysages sont à couper le souffle.


Vélo! On peut voir le chemin sinueux. Attention aux voitures!

***

Aujourd’hui, retour vers Delhi en avion, 5602 mètres plus bas et quelques degrés en plus. Puis, longue route vers Pushkar, dans la région du Rajasthan. Le système routier étant ce qu’il est en Inde, un chemin de 400 km a pris 8 heures à parcourir.

Pushkar est un haut lieu de l’hindouisme. Ni alcool ni viande ne sont servis ici. L’endroit est construit autour d’un petit lac et il y a un temple à chaque coin de rue. Malheureusement, je ne fais que passer ici, avec deux jours seulement au compteur. À suivre!



LE CHIFFRE DU JOUR :
15

C’est le nombre de fois que l’électricité a coupé à Leh, souvent pour plusieurs heures. Bon, c’est vrai, je n’ai pas vraiment compté, mais disons que l’électricité était plus souvent manquante que  le contraire. Chaque commerce est équipé d’une génératrice, mais j’ai quand même manqué les dernières minutes de Hulk.


P.S. C’est quoi le problème du Lonely Planet dans ses suggestions de restaurant? Un restaurant coréen en plein cœur du Ladakh? Une pizzeria au Rajasthan? Non, mais…

vendredi 24 juin 2011

Nourriture

On m'a demandé si j'aimais la nourriture indienne. Malheureusement, je dois avouer que je mange assez peu. La chaleur me coupe complètement l'appétit. Je me force à manger, tellement l'appétit ne vient pas. Cependant, pour ce que j'ai goûté, c'était délicieux. 


Mon premier repas en Inde!

Par contre, la nuit dernière n'a pas été tellement facile. Je faisais un peu de fièvre et c'est difficile de s'ajuster avec un air climatisé qui est trop froid et une chaleur intolérable quand on l'arrête. La journée d'aujourd'hui a été plus difficle parce que j'étais plutôt déshydraté. J'étais clairement hypotendu à un certain moment. Mais bon, j'ai réussi à faire mes visites et ça va déjà beaucoup mieux quelques heures plus tard.



Visites - Delhi

Chers vous tous,

Dois-je l’admettre? Je n’avais pas beaucoup apprécié ma première journée à Delhi. Disons que de se faire harceler pendant un mois sous un soleil de plomb dans une foule compacte pendant un mois, ça ne me tentait pas.

Heureusement, je me suis vite réconcilié avec l’Inde. Aujourd’hui, j’ai visité des sites plutôt touristiques où il faut payer pour entrer. Ça a l’inconvénient de coûter plus cher (mais pas beaucoup, le maximum à payer pour entrer quelque part est de 250 roupies – 5,50$), mais le grand avantage de chasser les conducteurs harcelants et les vendeurs de gugusses. À mon avis, ils devraient quand même permettre la vente d’eau, ils sont très gentils ceux-là (probablement parce qu’ils font de très bonnes affaires ces temps-ci – saison des pluies, où es-tu?).
  


J’ai donc commencé ma journée par une «balade» en touk-touk (voiturette à trois roues) vers le temple d’Akshardham. Après avoir répété inlassablement au chauffeur que non, il n’avait pas à m’attendre et que non, je n’irais pas visiter le temple sikh avec lui, je suis arrivé à ce temple hindouiste tout neuf. L’endroit a été inauguré en 2005, après une période de construction de 5 ans qui a nécessité le travail de 7000 personnes. Les photos étant interdites, le seul mot que je trouve est IN-CRO-YA-BLE. L’immense temple en grès est orné de milliers de personnages sculptés. Il est entouré d’une frise de plus de 600 éléphants, disposés en tableaux qui illustrent les bases de l’hindouisme. L’intérieur est tout fait de marbre blanc, avec une statue de Swaminarayan et ses successeurs en or au centre du lieu. Les jardins du temple, immenses et impeccables, valent aussi la peine d’être visités. J’ai aussi pris le total package avec une présentation interactive sur la vie de Swaminarayan, un film IMAX sur la vie de Swaminarayan et une espèce de mini-manège intérieur sur l’histoire de l’Inde (où évidemment Swaminarayan occupe une place proéminente).

L’histoire de Swaminarayan est celle d’un petit garçon qui a tout quitté à 7 ans pour mener une vie spirituelle et qui a par la suite transmis sa philosophie de paix et de spiritualité à travers l’Inde. Ça finit par taper un peu sur les nerfs d’entendre toujours l’histoire de Swaminarayan et de combien il était fin et gentil, mais dans l’ensemble, ce temple vaux vraiment le détour.

Ensuite, je suis allé visiter un mémorial à l’honneur de Ghandi, à l’endroit même où il a vécu les derniers jours de sa vie et a été assassiné. Le musée n’est pas très intéressant, mais je peux au moins dire que j’ai marché sur les traces du père de l’Inde indépendante.

Finalement, visite de la tombe d’Humayan. Je vous avoue ne pas avoir appris grand chose sur l’histoire de cet empereur Mhugal (les indiens ne sont pas forts sur les explications), mais l’endroit est un précurseur du Taj Mahal. Malgré tout, j'ai beaucoup apprécié cette visite.


Tombe d'Humayan.

***

Aujourd’hui, mon troisième jour à Delhi, j’ai visité les quartiers gouvernementaux. À l’India Gate, la beauté de l’endroit contraste avec les enfants qui jouent dans les fontaines remplies d’eau sale. L’endroit est très joli, mais on ne peut même pas visiter l’intérieur de la chambre où se réunissent les députés de la plus grande démocratie du monde. Ensuite, double échec de compréhension avec les chauffeurs de taxi qui n’ont pas compris que je voulais aller au Ghandi national museum. J’ai donc visité le Indira Ghandi memorial et le National museum à la place. Finalement visite au temple du lotus, un temple dédié aux gens de toutes les races et toutes les religions. Pour être franc, l’endroit ne vaut malheureusement pas le détour, on marche à travers un jardin mal entretenu à crever de chaleur pour finalement comprendre que le seul intérêt est l’apparence extérieure du bâtiment.

India Gate

Enfants qui jouent dans les bassins près d'India gate.
Garçon qui s'amuse avec un drapeau en papier, Main bazaar (tout près de mon hôtel).

Touk-touk (photo Wikipédia)


mercredi 22 juin 2011

Old Delhi




Ma première vraie journée en Inde a été consacrée à la visite d’Old Delhi. Il paraît que ça s’appelle comme ça puisque ce fut brièvement la capitale de l’empire Mughal il y a cela bien longtemps. Parlant d’eux, j’ai aussi visité le Fort rouge, leur ancienne demeure (largement restaurée depuis le 17ième siècle).

Détails - Résidence de l'empereur à l'intérieur du Fort Rouge,

 
Dans les rues étroites se trouvent des centaines de marchands de toutes sortes, des plus ordinaires (vêtements, mangues, jus fraîchement pressé, dattes, bananes…) aux plus inusités (jouets pour enfants, feux d’artifice, lecteurs DVD usagés, pneus…). Bref, on y vend n’importe quoi et on à peine à croire que ces gens gagnent vraiment leur vie en vendant des cossins pareils. Je n’ai rien acheté, sauf un jus de mousri. Je devrai aller vérifier si j’ai bien retenu le nom, parce que même Google ne connait pas ça. C’était ben bon pareil.

Je m’attendais à voir beaucoup de mendiants à Delhi, mais non, ils sont très discrets. Les «cyclo-pousseurs», eux, sont omniprésents. Je suis facilement identifié comme étant celui à qui il faut offrir un tour jusqu’à la prochaine destination touristique. On apprend vite à les ignorer et à ne pas répondre à leurs questions. Certains sont plus insistants, alors il faut savoir profiter de la circulation dense pour se faufiler parmi la foule.


Parlant de circulation, j’ai déjà dit que je pensais être troublé par la conduite à gauche, mais c’est vraiment le moindre de mes soucis. En fait, c’est plutôt simple de se faire un chemin parmi les passants, les vendeurs qui poussent leur marchandise un peu plus loin, les vélos qui trainent une charge immense et parfois même une charrue tirée par un bœuf. (À propos, comment font-ils pour pédaler avec une telle charge – il fait 37,0°C!) En fait, le principal défi est surtout de se retrouver malgré les rues sinueuses qui n’ont pas de nom. Et même celles qui ont un nom, ne vous fiez pas sur les indications, qui sont absentes. Il faut donc être armé d’un sens de l’orientation redoutable pour savoir l’où on va. Mais bon, j’aime ça, me perdre, et je suis un peu venu ici pour ça.

Après plusieurs heures de marche, je suis arrivé à mon hôtel et j’ai demandé à changer de chambre pour en avoir une avec l’air climatisé. Il fait au moins 15 degrés de moins dans ma chambre qu’à l’extérieur et il ne fait pas froid pour autant (pour 200 roupies de plus - 4$). Après une journée entouré dans cet environnement chaotique (il me semble que j'entends encore des klaxons), je termine le tout à zapper entre les nouvelles (un «IndiaGate» au ministère des finances, il paraît) et d’excellentes séries indiennes (si on aime le genre, j’imagine qu’elles peuvent être excellentes).

P.S. J’ai vu mes premiers singes aujourd’hui. Ils étaient peu nombreux mais ils étaient EN PLEINE VILLE. Imaginez, un singe qui vient vous piquer votre déjeuner.


LE CHIFFRE DU JOUR:
4

C'est le nombre de litres d'eau que j'ai bus depuis mon arrivée il y a 24 heures. Sinon, la chaleur, c'est pas si mal, à part le fait que j'ai l'air de sortir de la douche en tout temps. Le pire, ce sont les temples extérieurs où il faut enlever ses souliers - la température du sol est nettement au-dessus de mon seuil de douleur. Même les tapis qu'ils mettent n'apportent qu'un confort relatif. Heureusement, il y a toujours une fontaine où on peut courrir se «laver» les pieds.


Mosquée. Attention, les dalles sont BRÛLANTES!

mardi 21 juin 2011

Arrivée

Je suis finalement arrivé à destination.

Sur le chemin, mon premier contact avec l’Inde fut une affiche publicitaire à l’aéroport Trudeau. Paraîtrait-il que c’est l’«année de l’Inde». Sur la publicité, on y voit les temples de Kahjuraho, facilement reconnaissables grâce à leurs sculptures inspirées des positions du Kama Sutra. Je pourrai certainement apprécier les temples dans quelques jours, mais je ne suis pas certain de pouvoir apprécier une danse traditionnelle sur place. Le second contact se fit dans l’avion même. C’est devenu un rituel pour moi de boire un gin & tonic en avion, et le tonique était «authentic indian». Qui l’eût cru?

C'est l'année de l'Inde!


En attendant, la prochaine rencontre avec l’Inde, je me suis contenté du repas oriental offert par Air France sur le trajet Paris-New Delhi (inutile de dire que je m’attends à mieux de la cuisine indienne). J’ai passé le temps en lisant (A fine balance – Rohinton Mistry), en regardant des films (The King’s speech, Darjeeling unlimited) et en admirant la vue que le ciel dégagé permettait : l’Italie, la mer noire, la frontière indo-pakistanaise (mince ligne blanche parmi les montagnes, source de conflits incessants)… Le tout dans un avion à moitié vide, où tout le monde dormait. Pas de doute, mes vacances sont bel et bien commencées.

À l’aéroport de Delhi, on m’attendait. Pour 3200 roupies indiennes (un peu plus de 60$), en plus des quatre nuits à mon hostel, je me suis payé le luxe du airport pickup. Un gentil monsieur (quoique pas très bavard) m’attendait donc en tenant son écriteau affichant COUTURIER à la sortie des douanes. Le chemin vers la ville était en soi une expérience culturelle. La conduite à gauche est la moindre des adaptations; il y a aussi les gens qui s’arrêtent n’importe où sur le bord de l’autoroute, les inévitables scooters surchargés, mais aussi les voiturettes à trois roues qui se comptent par centaines, les piétons qui traversent sans avertir. Plus près de la ville, nous avons même rencontré une douzaine de vaches (au moins elles n’étaient pas sur l’autoroute).

Comme il se faisait tard, j’ai résisté à l’envie d’aller errer dans les rues de ma ville d’accueil. Je suis donc resté à mon hostel, qui est tout ce à quoi on peut s’attendre pour le prix que j’ai payé. Le lit est dur, mais il y a un ventilateur juste au-dessus. Étant donnée la chaleur, c’est très apprécié. Ce sera d’ailleurs mon principal défi dans les prochains jours : survivre à plus de 35°C. Mon chandail était déjà chaud quand je l’ai mis. Dans ma chambre équipée d’un ventilateur, pas de fenêtre, dans le noir. Ça promet.

Je vous laisse, c'est maintenant le temps d'aller explorer.


CHIFFRE DU JOUR:
11 954 217
C'est la population dans la «Corporation municipale de Delhi» selon Wikipédia.

lundi 20 juin 2011

La route vers New Delhi, capitale indienne, est longue.

Je me suis bien préparé : passeport, visa, médicaments de toutes sortes (anti-malariens, gravol, tylénol, antibiotiques, immodium et je ne sais quoi encore – je n’aurai jamais pris autant de pilules de toute ma vie), collations, iPod, Kindle (je ne manquerai jamais de quoi lire - merci, Amazon!), porte-monnaie…

Fuck. J’ai pas mon porte-monnaie. Où c’est qu’il pourrait bien être? que je me demande sans panique aucune quelques minutes avant le départ de mon autobus. Il n’est pas dans ce sac, ni dans l’autre, ni sur la table de chevet, ni là où je croyais pourtant l’avoir laissé. Je n’ai pas de cellulaire, pas d’argent, pas de carte et je dois prendre l’autobus dans dix minutes pour aller faire un examen, dernière étape avant mes vacances.

Je prends mon sac à dos (de 20 kg à peine) et je cours jusqu’au dépanneur pour appeler ma douce. «Chérie, mon porte-monnaie est-il dans l’auto?» Oui, qu’elle répond. Au moins il est retrouvé…  ne reste plus qu’à se rendre à Granby, où l’auto (et ma blonde) se trouvent. Au moins, je suis arrivé à temps pour attraper l’autobus, dans lequel le gentil chauffeur a compris toute ma détresse devant l’absence de pièce justifiant mon droit de passage. Merci, chauffeur de la STS, je te rapporterai du thé tout frais.

Heureusement, ma blonde s’est tout de suite sentie coupable d’avoir pris mon porte-monnaie par mégarde en même temps que d’autres trucs qui eux, devaient aller dans la voiture. Elle est revenue à Sherbrooke avec les bouts de plastiques essentiels à mon bien-être et quelques centaines de roupies. On s’est retrouvés le temps de passer à la commande à l’auto, puis le vrai voyage a commencé.

Mon trajet commence par un premier autobus jusqu’à Montréal, puis un autre vers l’aéroport. Les quelques heures d’attente habituelles me mèneront dans un avion vers Paris, où les autres heures d’attente habituelles seront récompensées par un départ vers New Delhi. En 24 heures, j’aurai franchi la moitié (ou presque) du diamètre de la Terre, le mercure aura monté de plusieurs degrés et je serai 10 heures et demie en avance sur vous. J’espère pouvoir bien dormir malgré le chaos qui m’attend sur le pays de Gandhi. En attendant, j’ai mon Kindle, mon ordi et mon iPod pour me divertir. J’ai même de l’argent au cas où une envie de gin tonic me prendrait au-dessus de l’Atlantique.

Dans quelques heures, je serai tout près de ce temple (et de centaines d'autres), à New Delhi.

CHIFFRE DU JOUR:
                  36

C'est la température, en degrés Celcius, prévue à New Delhi pour demain.