Ça fait déjà un bout que je n’ai pas donné de nouvelles.
C’est la faute de mon auberge, vous saurez. Pour 1000 roupies, on a une vue sur les montagnes mais pas Internet. Hé ben!
Voici donc un court résumé des cinq derniers jours.
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1er jour
Il paraît qu’il faut se reposer pour s’habituer à la rareté de l’oxygène (Leh se trouve à 3500 mètres d’altitude). Ce qui fut fait : j’ai dormi et ne suis ressorti de la chambre que pour aller manger. Repos bienvenu d’autant plus que le départ vers l’aéroport s’était fait à 3h00 du matin et que je n’étais pas encore remis d’une légère intoxication alimentaire.
J’ai tout de même pris le temps d’apprécier la vue sur les montagnes et le palace de Leh que m’offrait la chambre.
| Balcon attenant à ma chambre. |
2ième jour
Étant enfin autorisé à bouger, j’ai fait le tour de la ville, somme toute petite. Chaque point de vue est extraordinaire avec les montagnes sablonneuses et les pics enneigés au loin. L’endroit est au moins un million de fois plus chaleureux que Delhi : les gens y sont plus souriants et personne n’essaie de vous vendre sa salade en se présentant comme étant un jeune étudiant l’anglais. Pas de rickshaw en vue non plus, ce qui enlève une nuisance considérable. Finalement, il fait au moins 10 degrés de moins qu’à Delhi, ce qui ramène le thermomètre sous les 30°C.
L’endroit regorge de marchés tibétains où des femmes aux vêtements colorés vendent des bidules très chouettes. Un vendeur m’a aussi expliqué tout le savoir-faire derrière la fabrication d’un VRAI pashmina. L’appétit étant revenu, j’ai aussi pu déguster quelques spécialités locales.
| Vue d'ensemble de Leh, avec le monastère en arrière-plan et le palace un peu plus bas. |
3ième jour
Le palace de Leh et le monastère ayant été visités la veille, il ne me restait qu’à entreprendre la longue ascension vers la Shanti Stupa, un temple bouddhiste construit par des moines japonais. Plusieurs pauses sont nécessaires, mais on peut en faire plus qu’il n’en faut pour apprécier le merveilleux panorama offert à toutes les étapes.
| Vue de la ville à partir du monastère, à travers les «drapeaux de prière». |
4ième jour
Ayant laissé tombé l’idée d’aller faire une randonnée en montagne de quelques jours avec 20 kg sur les épaules, je me suis rabattu sur le rafting en cette quatrième journée au cœur du Ladakh. L’attente fut interminable (le départ a été reporté deux fois, la mise à l’eau a été retardée par d’autres groupes), mais de pouvoir pagayer tandis que les montagnes défilent, c’était tout simplement sublime.
| `Rafting dans un paysage fabuleux. |
5ième jour
J’aurais voulu aller visiter Lamayuru, voir son monastère et son festival, mais à quatre heures de route et n’ayant trouvé personne avec qui partager les 75$ de frais de taxi, j’ai changé de plan pour aller faire du «vélo de montagne». En fait, j’aurais bien dû lire l’annonce : il ne s’agit pas du tout de vélo de montage, mais plutôt de vélo en montagne. Après obtention du permis nécessaire (Leh se trouve dans la région du Cachemire), un chauffeur nous conduit au sommet de Kardhung-La, à 5602 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le retour, 49 km sur un chemin tortueux à flanc de montagne, se fait à vélo. L’effort physique ne compte pas vraiment (on ne fait qu’appuyer sur les freins, surtout pour éviter les voitures qui viennent en sens inverse sur le chemin étroit), mais les paysages sont à couper le souffle.
| Vélo! On peut voir le chemin sinueux. Attention aux voitures! |
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Aujourd’hui, retour vers Delhi en avion, 5602 mètres plus bas et quelques degrés en plus. Puis, longue route vers Pushkar, dans la région du Rajasthan. Le système routier étant ce qu’il est en Inde, un chemin de 400 km a pris 8 heures à parcourir.
Pushkar est un haut lieu de l’hindouisme. Ni alcool ni viande ne sont servis ici. L’endroit est construit autour d’un petit lac et il y a un temple à chaque coin de rue. Malheureusement, je ne fais que passer ici, avec deux jours seulement au compteur. À suivre!
LE CHIFFRE DU JOUR :
15
C’est le nombre de fois que l’électricité a coupé à Leh, souvent pour plusieurs heures. Bon, c’est vrai, je n’ai pas vraiment compté, mais disons que l’électricité était plus souvent manquante que le contraire. Chaque commerce est équipé d’une génératrice, mais j’ai quand même manqué les dernières minutes de Hulk.
P.S. C’est quoi le problème du Lonely Planet dans ses suggestions de restaurant? Un restaurant coréen en plein cœur du Ladakh? Une pizzeria au Rajasthan? Non, mais…