Je suis finalement arrivé à destination.
Sur le chemin, mon premier contact avec l’Inde fut une affiche publicitaire à l’aéroport Trudeau. Paraîtrait-il que c’est l’«année de l’Inde». Sur la publicité, on y voit les temples de Kahjuraho, facilement reconnaissables grâce à leurs sculptures inspirées des positions du Kama Sutra. Je pourrai certainement apprécier les temples dans quelques jours, mais je ne suis pas certain de pouvoir apprécier une danse traditionnelle sur place. Le second contact se fit dans l’avion même. C’est devenu un rituel pour moi de boire un gin & tonic en avion, et le tonique était «authentic indian». Qui l’eût cru?
| C'est l'année de l'Inde! |
En attendant, la prochaine rencontre avec l’Inde, je me suis contenté du repas oriental offert par Air France sur le trajet Paris-New Delhi (inutile de dire que je m’attends à mieux de la cuisine indienne). J’ai passé le temps en lisant (A fine balance – Rohinton Mistry), en regardant des films (The King’s speech, Darjeeling unlimited) et en admirant la vue que le ciel dégagé permettait : l’Italie, la mer noire, la frontière indo-pakistanaise (mince ligne blanche parmi les montagnes, source de conflits incessants)… Le tout dans un avion à moitié vide, où tout le monde dormait. Pas de doute, mes vacances sont bel et bien commencées.
À l’aéroport de Delhi, on m’attendait. Pour 3200 roupies indiennes (un peu plus de 60$), en plus des quatre nuits à mon hostel, je me suis payé le luxe du airport pickup. Un gentil monsieur (quoique pas très bavard) m’attendait donc en tenant son écriteau affichant COUTURIER à la sortie des douanes. Le chemin vers la ville était en soi une expérience culturelle. La conduite à gauche est la moindre des adaptations; il y a aussi les gens qui s’arrêtent n’importe où sur le bord de l’autoroute, les inévitables scooters surchargés, mais aussi les voiturettes à trois roues qui se comptent par centaines, les piétons qui traversent sans avertir. Plus près de la ville, nous avons même rencontré une douzaine de vaches (au moins elles n’étaient pas sur l’autoroute).
Comme il se faisait tard, j’ai résisté à l’envie d’aller errer dans les rues de ma ville d’accueil. Je suis donc resté à mon hostel, qui est tout ce à quoi on peut s’attendre pour le prix que j’ai payé. Le lit est dur, mais il y a un ventilateur juste au-dessus. Étant donnée la chaleur, c’est très apprécié. Ce sera d’ailleurs mon principal défi dans les prochains jours : survivre à plus de 35°C. Mon chandail était déjà chaud quand je l’ai mis. Dans ma chambre équipée d’un ventilateur, pas de fenêtre, dans le noir. Ça promet.
Je vous laisse, c'est maintenant le temps d'aller explorer.
CHIFFRE DU JOUR:
11 954 217
C'est la population dans la «Corporation municipale de Delhi» selon Wikipédia.
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