vendredi 24 juin 2011

Visites - Delhi

Chers vous tous,

Dois-je l’admettre? Je n’avais pas beaucoup apprécié ma première journée à Delhi. Disons que de se faire harceler pendant un mois sous un soleil de plomb dans une foule compacte pendant un mois, ça ne me tentait pas.

Heureusement, je me suis vite réconcilié avec l’Inde. Aujourd’hui, j’ai visité des sites plutôt touristiques où il faut payer pour entrer. Ça a l’inconvénient de coûter plus cher (mais pas beaucoup, le maximum à payer pour entrer quelque part est de 250 roupies – 5,50$), mais le grand avantage de chasser les conducteurs harcelants et les vendeurs de gugusses. À mon avis, ils devraient quand même permettre la vente d’eau, ils sont très gentils ceux-là (probablement parce qu’ils font de très bonnes affaires ces temps-ci – saison des pluies, où es-tu?).
  


J’ai donc commencé ma journée par une «balade» en touk-touk (voiturette à trois roues) vers le temple d’Akshardham. Après avoir répété inlassablement au chauffeur que non, il n’avait pas à m’attendre et que non, je n’irais pas visiter le temple sikh avec lui, je suis arrivé à ce temple hindouiste tout neuf. L’endroit a été inauguré en 2005, après une période de construction de 5 ans qui a nécessité le travail de 7000 personnes. Les photos étant interdites, le seul mot que je trouve est IN-CRO-YA-BLE. L’immense temple en grès est orné de milliers de personnages sculptés. Il est entouré d’une frise de plus de 600 éléphants, disposés en tableaux qui illustrent les bases de l’hindouisme. L’intérieur est tout fait de marbre blanc, avec une statue de Swaminarayan et ses successeurs en or au centre du lieu. Les jardins du temple, immenses et impeccables, valent aussi la peine d’être visités. J’ai aussi pris le total package avec une présentation interactive sur la vie de Swaminarayan, un film IMAX sur la vie de Swaminarayan et une espèce de mini-manège intérieur sur l’histoire de l’Inde (où évidemment Swaminarayan occupe une place proéminente).

L’histoire de Swaminarayan est celle d’un petit garçon qui a tout quitté à 7 ans pour mener une vie spirituelle et qui a par la suite transmis sa philosophie de paix et de spiritualité à travers l’Inde. Ça finit par taper un peu sur les nerfs d’entendre toujours l’histoire de Swaminarayan et de combien il était fin et gentil, mais dans l’ensemble, ce temple vaux vraiment le détour.

Ensuite, je suis allé visiter un mémorial à l’honneur de Ghandi, à l’endroit même où il a vécu les derniers jours de sa vie et a été assassiné. Le musée n’est pas très intéressant, mais je peux au moins dire que j’ai marché sur les traces du père de l’Inde indépendante.

Finalement, visite de la tombe d’Humayan. Je vous avoue ne pas avoir appris grand chose sur l’histoire de cet empereur Mhugal (les indiens ne sont pas forts sur les explications), mais l’endroit est un précurseur du Taj Mahal. Malgré tout, j'ai beaucoup apprécié cette visite.


Tombe d'Humayan.

***

Aujourd’hui, mon troisième jour à Delhi, j’ai visité les quartiers gouvernementaux. À l’India Gate, la beauté de l’endroit contraste avec les enfants qui jouent dans les fontaines remplies d’eau sale. L’endroit est très joli, mais on ne peut même pas visiter l’intérieur de la chambre où se réunissent les députés de la plus grande démocratie du monde. Ensuite, double échec de compréhension avec les chauffeurs de taxi qui n’ont pas compris que je voulais aller au Ghandi national museum. J’ai donc visité le Indira Ghandi memorial et le National museum à la place. Finalement visite au temple du lotus, un temple dédié aux gens de toutes les races et toutes les religions. Pour être franc, l’endroit ne vaut malheureusement pas le détour, on marche à travers un jardin mal entretenu à crever de chaleur pour finalement comprendre que le seul intérêt est l’apparence extérieure du bâtiment.

India Gate

Enfants qui jouent dans les bassins près d'India gate.
Garçon qui s'amuse avec un drapeau en papier, Main bazaar (tout près de mon hôtel).

Touk-touk (photo Wikipédia)


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