jeudi 14 juillet 2011

Le top 10 du meilleur et du pire de l’Inde

L’Inde est un pays que les visiteurs détestent profondément et admirent à la fois. Voici un aperçu des deux côtés de la médaille, en ordre d’importance.

LE PIRE :
#10 - La saleté
Je savais que l’Inde serait un pays sale, donc ça n’était pas inattendu. Mais quand même, je ne pensais pas avoir à marcher dans des dépotoirs. Je savais aussi qu’il y aurait des animaux (et des excréments) dans la rue, mais il y a en plus que je croyais. Et quand la pluie tombe, tout le pays devient couvert de boue.
Cette vache ne se plaint pas de cette pile de déchêts. Elle essaie plutôt d'en tirer un repas. (Varanasi)
Place centrale de Pushkar.

#9 - La chaleur
Quand la température ambiante est plus élevée que la température corporelle, ça peut être difficile à supporter. Et considérant que je sue profusément, même à 25°C, il ne me fallait pas beaucoup de temps avant d’avoir l’air de sortir de la douche. Mais rassurez-vous : le mois de juillet est la pire période pour visiter l’Inde, alors il y a moyen d’éviter ce désagrément.

#8 - Les odeurs
Quelques fois, on tombe sur un arôme envoutant : de l’encens ou de la nourriture, par exemple. Mais le plus souvent, c’est une forte odeur d’urine, d’un dépotoir, d’une pile de fruits pourris ou d’une bouse de vache fondant au soleil qui nous monte au nez.

#7 - La pauvreté
L’Inde reste un pays très pauvre, malgré son développement rapide et constant. En 2005, la Banque mondiale estimait à 41,6% la proportion de la population indienne vivant sous le seuil pauvreté fixé à 1,25 US$ par jour. Il est souvent difficile de voir dans quel état certains gens vivent et de se sentir impuissant par rapport à l’ampleur de la situation.  

Sur les bords du Gange. (Varanasi)
#6- Le bruit/Les klaxons
À Delhi, Jaipur et Varanasi, les klaxons sont incessants. Ailleurs, les secondes qui séparent deux coups de klaxons se comptent sur les doigts d’une main. Par-dessus les klaxons, les gens crient pour se faire entendre, contribuant ainsi au nombre élevé de décibels. Le soir, si on entend encore les bruits de la rue, on s’approche dangereusement de la folie.

#5 - L’absence de trottoirs/Être un piéton
Les trottoirs n’existent que rarement, et même s’ils sont présents, ils ont l’air d’avoir été bombardés récemment. Certaines rues sont à peine assez larges pour contenir le trafic routier qui se compose principalement de rickshaws, de touk-touks et de motos (une voiture se faufile parfois dans le lot). Pour se rendre à destination, il faut donc souvent se joindre à la mêlée. Ajoutez-y les klaxons, la crotte de vache et les gens qui essaient sans cesse de vous attirer dans leur magasin et vous comprendrez pourquoi il n’est pas très agréable d’être un piéton en Inde.
La rue vue d'une rickshaw. (Varanasi)

#4 - Négocier/Se faire avoir
Un journal coûte entre 3 et 5 roupies (7-11). Une petite boisson gazeuse 10 roupies (22). Un bouteille d’eau de un litre vaut 15 roupies (33). Un sac de chips en vaut 5 de plus (44). Tous ces items coûtent environ 1$ au Canada. Essayez maintenant de savoir combien vous êtes supposés payer pour une course de taxi, un chandail, un foulard. Bref, il est souvent difficile de juger de la valeur monétaire des choses et le vendeur associe immanquablement la couleur de votre peau à un prix exagéré.

#3 - Les gens qui font semblant d’être gentils
À Varanasi, un homme m’aborde dans la rue. Je commence par l’ignorer, mais il me suit. Je finis par m’arrêter et lui parler un peu (il fallait que je m’arrête pour une pause). Il commence par les questions habituelles : d’où je viens, quel est mon nom, puis on parle un peu de sa vie et de la mienne. Après cinq minutes, il ne m’a pas encore offert quoi que ce soit à acheter. Peut-être veut-il vraiment parler? On continue la discussion, puis il m’offre d’aller prendre le thé. Je le suis à travers un dédale de ruelles, il m’explique que c’est le quartier musulman, que c’est ici que travaillent les artisans qui font les foulards, les tapis, les saris et autres. Ça fait une bonne heure qu’on est ensemble. Puis vient ce qui devait arriver : il y a le magasin d’un ami sur le chemin. Câlisse.

La technique est courante en Inde, et ça peut prendre bien du temps avant que la personne avec qui vous parlez en vienne à vous présentez son magasin ou à vous offrir d’aller à quelque part avec sa moto (moyennant certains frais). Résultat : on se ferme complètement et le contact avec les habitants est quasi inexistant.

#2 - Se faire harceler constamment
On se fait demander des dizaines de fois par jour de quel pays on vient. Sur le chemin, les «Hello!», «Sir, sir!», «My friend» et autres techniques pour attirer notre attention sont incessantes. Parfois, on dirait qu’ils sortent de leur sieste de l’après-midi pour essayer de vous convaincre de regarder les bidules qu’ils vendent. En marchant, un chauffeur de rickshaw s’arrête pour vous offrir un transport à tous les quelques mètres. On a beau les ignorer, ça devient carrément insupportable.  

#1 - Les escrocs de Delhi
Je vous raconterai peut-être comment et pourquoi je me suis retrouvé à payer ce voyage beaucoup plus cher que je n’aurais dû. Je ne me suis pas fait volé, mais disons que j’ai commis une erreur de jugement monumentale en faisant affaire avec des types de Delhi pour réserver mes billets de train et mes hôtels (je sais, je sais – je m’en veux encore). Dès le premier jour, ça gâche un peu la joie de venir en Inde. Au moins, j’ai eu plus de chance que d’autres qui n’ont pas reçu ce qui leur avait été promis.

Autres petites et grandes frustration de l’Inde :
·         Marcher dans de la crotte.
·         Réaliser qu’il n’y a pas de papier de toilette.
·         Les gens qui crachent sans cesse.
·         Les pannes d’électricité.


LE MEILLEUR :
#10 - Les temples de Khajuraho
Ces temples, ornés de milliers de sculptures, sont absolument magnifiques. Il y a bien sûr l’aspect amusant des positions érotiques invraisemblables, mais ces temples sont aussi fascinants par le fait qu’ils ont été construits entre les années 900 et 1100 de notre ère, et ils sont encore dans un état remarquable.
(Khajuraho)

#9 - Se déplacer en rickshaw
J’ai longtemps attendu avant d’engager l’un de ces cyclistes. La première fois, j’ai carrément eu l’impression de soumettre un homme à l’esclavage, mais on se dit par la suite que quelque difficile que cette vie soit, on les aide quand même à se nourrir avec notre maigre paiement. Et un coup monté sur la carriole, on peut observer l’activité de la rue paisiblement puisque l’on bénéficie d’une certaine immunité par rapport à tous les vendeurs. Et le déplacement s’accompagne d’une brise rafraichissante.
Rickshaw. (Varanasi)

#8 - Aller voir un film de Bollywood au cinéma (Jaipur et Varanasi)
Même si on n’y comprend pas un mot, ces films sont très rigolos. Et la musique reste coincée dans notre tête pendant plusieurs jours.

Cinéma. (Jaipur)


#7 - La faune
Chameaux, éléphants, lézards, paons, oiseaux exotiques, ainsi que les chèvres, buffles et vaches qui sont dans les rues font qu’une visite en Inde est un dépaysement total. Mes préférés demeurent toutefois les singes, que l’on rencontre quotidiennement ou presque, et qui sont toujours un excellent divertissement.

Paon. (Pushkar)

#6 - Passer un après-midi à la piscine (Khajuraho)
Ça n’a rien d’unique à l’Inde, mais ça a tout à voir avec le fait d’être en vacances. Et à cette chaleur, la piscine est l’endroit tout indiqué où passer l’après-midi. Ajoutez-y une bière fraîche et le tableau est parfait.

#5 - Regarder la crémation des morts (Varanasi)
Choquant. Troublant. Dérangeant. Et plus encore. Le traitement réservé aux défunts est à des années-lumière de notre conception de la mort et du corps. Mais si l’on va en Inde, c’est un peu pour avoir un choc culturel, et c’est précisément à cet endroit qu’il atteint son paroxysme.

Une chèvre observe les crémations de loin. (Varanasi)
#4 - La nourriture
Il y a bien sûr le pain naan, mais il y a d’autres milliers de saveurs à découvrir en Inde. Je ne peux nommer la moitié de ce que j’ai mangé, mais à l’exeption d’un poulet au curry douteux, tout était délicieux. Parmi les meilleurs repas, les mutton momos de Leh et un chicken kebab à Varanasi.

Une soupe à je-ne-sais-plus-trop-quoi, mais délicieuse quand même. (Leh)

#3 - Le Taj Mahal (Agra)
Destination incontournable de l’Inde, et pour cause. L’endroit est d’une propreté impeccable et d’une splendeur incroyable. L’entrée est plutôt chère pour les tarifs habituels en Inde, mais le détour et la dépense en valent la peine.

#2- Être à Leh
Leh est certainement l’endroit où j’ai été que j’ai le plus apprécié. Les paysages sont fabuleux, les gens d’une gentillesse inégalée et l’endroit est calme comparativement à bien d’autres.

#1 - Les couleurs de l’Inde
L’Inde pourrait être un pays sale, terne, gris, couvert de déchets et d’excréments. Heureusement, il n’en est pas ainsi. Il y a les marchands de fleurs et de légumes, les magasins de tissus et de vêtements qui se succèdent à l’infini. Mais surtout, il y a les femmes, qui portent  toutes un sari magnifique. Toutes les couleurs sont permises et les bordures dorées sont la norme. 

Des femmes font sécher les saris qu'elles ont nettoyé dans l'eau du lac sacré. (Pushkar)


Autres petits et grands bonheur de l’Inde :
·         Entrer dans un endroit climatisé trempé de sueur et vivre le soulagement d’une chute brutale de plusieurs degrés Celcius.
·         Pensez parfois à tout ce qu’il y a à faire avant le retour des classes et remettre le tout à son retour de vacances.
·         Pouvoir se débrouiller très facilement en anglais.
·         Se faire prendre par la pluie des moussons.
·         Se reposer après une longue journée de visites.
·         Essayer de démêler les liens entre les milliers de Dieux hindous.

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