vendredi 1 juillet 2011

Pushkar

En ce jour du Canada, je me trouve loin des festivités qui ont lieu d’un océan à l’autre et du couple royal qui visite Ottawa. Effectivement, Pushkar est à des années-lumière du Canada, tant au niveau de la vie qu’on y mène et du climat qu’on y trouve.

Selon la légende, Brahma aurait déposé une fleur de lotus sur la terre et Pushkar en serait émergée. La ville, toute petite, est construite autour d’un lac sacré. Tout autour de ce lac se trouvent 52 «ghats», des escaliers qui mènent au lac ou à un bassin où les pèlerins peuvent aller prier ou se nettoyer.

Le lieu en question ne m’est pas apparu comme étant particulièrement spirituel. En fait, quand j’y suis passé en après-midi, les pèlerins étaient surtout occupés à se baigner dans l’eau sale et à y prendre un grand plaisir. Quelques-uns ont véritablement l’air de prier, mais ils sont beaucoup plus discrets.

Des gens se baignent dans le lac au centre de la ville.

Reliques et «ghats» de Pushkar en arrière-plan.

Les autres attractions de la ville sont un temple dédié à Brahma (apparemment, il n’y en a que deux au monde) et un temple dédié à Shiva, la première femme de Brahma, situé sur une colline (en fait, le lieu est tout à fait ordinaire, c’est surtout le panorama offert qui en vaut le coup). Sinon, on peut errer à travers le marché bondé ou dénicher les centaines de petits temples à travers la ville.
En revenant du temple de Shiva.

Par contre, les attrape-touristes sont de retour. Près du lac, un homme me conduit vers l’eau et me montre le rituel pour faire preuve de respect à Pushkar avant de me demander quelques roupies pour un organisme de charité (mettons) et pour protéger ma famille (je n’ai pas donné grand-chose… vous allez toujours bien?). Au temple, un garçon me fait faire le tour du temple, me présente à ses gourous et m’explique qui sont les dieux sur les icônes avant de demander 500 roupies pour une journée de nourriture pour son gourou. Son gourou ne mangera pas bien longtemps avec ce que j’ai donné… il s’est réessayé à plusieurs reprises pour avoir plus. On s’épuise très vite à dire non à tout le monde et à ignorer tant que possible les mendiants sur le chemin. Si bien qu’en fin d’après-midi, je suis rentré à l’hôtel pour lire, profiter de l’air climatisé et de la piscine (l’eau était si sale que j’ai failli ne pas y aller – mais la chaleur m’a convaincu de faire le saut). Je ne suis ressorti que pour aller manger.

Joueurs de musique légèrement insistants... Après les avoir repoussés plusieurs fois, ils ont quand même fini par jouer de quoi. J'ai quand même profité de l'occasion pour prendre ce cliché avant de leur donner quelques roupies.

Demain, j’irai faire une balade en chameau avant de traîner quelques heures encore à Pushkar et finalement entreprendre la route vers Jaipur.

À bientôt!

LE CHIFFRE DU JOUR :
5
Le retour à la chaleur n’est pas facile et l’humidité est insupportable. J’ai bu 5 litres d’eau dans les dernières 24 heures. Je ne me tiens jamais loin d’une bouteille!

P.S. Je ne comprends rien à l’hindouisme. Plus ça avance, plus je me conforte dans ma non-croyance.

P.P.S. La ville est habitée d’une faune des plus inusitées. Sur le chemin qui mène à mon hôtel, on y croise des singes, des troupeaux de chèvres, des pacochères, des lézards, des chiens et des vaches.

Il y a tout plein de singes à Pushkar!

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