“The whole city looked like a dump to me.”
C’est ainsi qu’un voyageur britannique m’a decrit la ville de Varanasi . J’ajouterais que c’est densement peuple et tres bruyant.
Mais on y vient surtout pour voir le Gange et les pellerins qui s’y baignent. Effectivement, l’ambiance est nettement plus proche du recueillement ici qu’a Pushkar. Difficile toutefois de ne pas remarquer l’etat de la riviere: elle est saturee de bacteries fecales (les egouts s’y versant directement), polluee et boueuse (le niveau de l’eau change selon la pluie des moussons, emportant donc avec lui tout le sable sur la rive). Ca n’empeche pas les hindous de partout au pays de venir s’y baigner et y laver leurs vetements.
On vient aussi a Varanasi pour voir les sites de cremation sur la rive du Gange. Ici, on brule les corps en public avant de jeter les cendres dans l’eau sacree. L’endroit est tout a fait troublant pour un occidental. J’y suis reste a regarder les membres de la famille transporter le corps enveloppe d’un drap richement decore avant de le “laver” dans le Gange. Apres quelques minutes de sechage, le corps est place sur une pile de bois, puis le fils aine du defunt y met le feu. Un peu plus bas, des garcons plongent dans l’eau, ressortent avec une pile de debris, puis fouillent le tout a la recherche de bijoux. Pendant que j’y etais, sept personnes s’envolaient vers le paradis et trois corps attendaient leur tour. Personne ne pleure dans cet endroit ou s’etalent pourtant les cadavres des proches de ceux qui sont presents.
***
Homesick. Il y a un equivalent francais a ca?
Qu’importe, je me sens pas mal comme ca ces jours-ci. C’est chouette l’Inde, mais plusieurs choses sont difficiles a supporter: le bruit, les personnes qui nous abordent sans cesse pour offrir qu’on embarque avec eux ou pour aller voir leur magasin, il y a aussi ceux qui offrent un tour de bateau et j’ai constamment l’impression de me faire avoir quand j’achete quelque chose. On me traite comme un porte-monnaie ambulant. A ce propos, le garcon qui demande un don pour que les pauvres puissent s’acheter du bois au site de cremation merite la palme du plus fatiguant.
Autour de moi, j’ai l’impression que tout les autres visiteurs s’amusent plus que moi. Je pense avoir une malchance terrible ou une grave incapacite sociale: tous les etrangers avec qui j’essaie d’entamer la conversation sont soit ininteresses a discuter ou incapables de le faire en anglais.
Bref, je ne suis pas fache d’en arriver a la fin de mon sejour ici. J’ai hate de vous retrouver, ainsi que le climat du Quebec (quoiqu'on en dise) et les prix fixes dans les magasins.
LE CHIFFRE DU JOUR:
3,25
Le nombre de jours qu’il me reste a passer en Inde.
P.S. Desole pour l’absence d’accents et de photos. Et un peu aussi pour le negativisme de la derniere partie.
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